Le produit que je cherchais depuis des années
Il y a des produits qu’on crée parce qu’ils manquent. Celui-là, je le cherchais depuis des années, sans le trouver.
En studio, sur un shooting, entre deux passages, j’avais sans cesse besoin de rafraîchir des racines. De redonner de la légèreté à une chevelure fatiguée par les heures, les lumières, les retouches. Le shampoing sec était censé faire ça. Mais à chaque fois, le même problème : il absorbait le sébum, oui, mais il figeait tout. La matière devenait sèche, poudreuse, impossible à retravailler. On gagnait des racines fraîches et on perdait le mouvement.
Or pour moi, un cheveu, ça doit rester vivant. Libre. Quelque chose qu’on peut encore coiffer, déplacer, réveiller.
Alors j’ai voulu réconcilier les deux. Un shampoing sec qui absorbe vraiment l’excès de sébum, mais qui laisse la fibre souple, mobile, totalement maniable. Pas un voile qui asphyxie, mais une brume qui rafraîchit.
C’est de là qu’est né le Shake Shake.
Le nom vient du geste : on secoue avant d’appliquer. Parce que la formule est biphasée, deux mondes qui se séparent au repos et qu’on réunit d’un mouvement de la main. Ce petit rituel me plaît. Il rappelle que le soin n’est pas un automatisme, qu’il y a un instant, même bref, où l’on réveille la matière avant de s’en servir.
Et puis il y a tout le reste, invisible mais essentiel : pas de poudre, pas de traces blanches même sur cheveux foncés, et une vraie attention portée au cuir chevelu, avec des acides aminés, des prébiotiques, de la provitamine B5. Parce qu’un produit qu’on utilise entre deux lavages ne devrait jamais agresser. Il devrait prendre soin, lui aussi.
Très vite, je me suis rendu compte qu’il dépassait le cadre du studio. Après une séance de sport, quand on n’a ni le temps ni l’envie de tout relaver. Entre deux shampoings, pour gagner un jour de plus sans que ça se voie. Ou juste pour rafraîchir une frange qui marque avant un rendez-vous, sans repasser par la case lavage. Ce sont des petits moments banals, mais ce sont eux qui rythment vraiment nos journées.
Le parfum, je l’ai voulu comme une bouffée d’air : floral, aquatique, presque ozonique. La sensation d’une fenêtre qu’on ouvre le matin.
C’est sans doute le produit le plus proche de mon métier de coiffeur que j’aie créé. Celui que j’aurais voulu avoir dans ma trousse pendant toutes ces années.
Si vous l’essayez, dites-moi ce que vous en pensez. Et si vous avez vous aussi un geste, un rituel de cheveux qui vous est propre, j’aimerais beaucoup le connaître. Je lis tout.
All my love,
Adrien C
Backstage Note —
Une scène qui revient souvent en shooting : la mannequin arrive en retard, les cheveux gras, et il n’y a évidemment ni bac ni point d’eau sur le plateau. Tout le monde attend, le photographe s’impatiente, et c’est à moi de trouver une solution en deux minutes. C’est dans ces moments-là, des dizaines de fois, que l’idée du Shake Shake a germé. J’aurais tellement voulu l’avoir déjà dans ma trousse.